Peut-on mettre des crevettes avec des écrevisses ?
La cohabitation entre crevettes et écrevisses d’aquarium est une question fréquente, surtout chez les aquariophiles qui souhaitent associer des Neocaridina colorées à de petites écrevisses naines comme les Cambarellus.
La réponse est nuancée : oui, cette cohabitation est parfois possible, mais elle comporte toujours un risque de prédation.
Même une petite écrevisse naine reste un crustacé opportuniste équipé de pinces. Une crevette peut donc être capturée si elle passe à portée, en particulier lorsqu’elle est jeune, affaiblie ou fraîchement muée.
Le risque dépend surtout de l’espèce d’écrevisse, de sa taille, du volume de l’aquarium, du nombre de cachettes et de la taille des crevettes.
Voici comment évaluer cette cohabitation.
Une écrevisse peut-elle manger une crevette ?
Oui.
Une écrevisse peut parfaitement capturer une crevette si elle en a l’occasion.
Cela ne signifie pas qu’elle passera sa journée à les chasser, mais elle peut profiter d’une situation favorable.
Les crevettes les plus vulnérables sont :
- les juvéniles ;
- les individus fraîchement mués ;
- les crevettes affaiblies ;
- les petites espèces ou petites tailles.
Les écrevisses naines sont-elles moins dangereuses ?
Oui, généralement.
Une Cambarellus diminutus ou une CPO présente beaucoup moins de risque qu’une grande écrevisse.
Sa petite taille limite sa capacité à capturer de grosses crevettes adultes.
Mais le risque n’est jamais totalement nul.
Peut-on mettre des Neocaridina avec des CPO ?
Oui, certains aquariophiles le font avec succès.
Les adultes peuvent parfaitement cohabiter dans un aquarium correctement aménagé.
Mais les bébés Neocaridina sont clairement plus exposés.
Une CPO peut en consommer si elle les trouve.
Peut-on mettre des Neocaridina avec Cambarellus diminutus ?
Oui, c’est probablement l’une des associations les plus envisageables.
Cambarellus diminutus est une très petite écrevisse.
Elle présente donc moins de risque pour les grandes Neocaridina adultes.
Mais les juvéniles restent vulnérables.
Peut-on mettre des Blue Velvet avec des écrevisses ?
Oui.
Les Blue Velvetadultes peuvent cohabiter avec de petites Cambarellus dans certains bacs.
Le principal risque concerne les jeunes et les individus venant de muer.
Peut-on mettre des Sakura Rouge avec des écrevisses ?
Oui.
La situation est la même que pour les autres Neocaridina.
La couleur ne change pas fondamentalement le risque de prédation.
Peut-on mettre des Yellow Fire avec des écrevisses ?
Oui.
Mais une Yellow Fire reste une petite Neocaridina.
Elle peut donc être capturée par une écrevisse si elle passe trop près.
Une écrevisse chasse-t-elle activement les crevettes ?
Pas toujours.
Les écrevisses sont souvent plus opportunistes que véritables chasseuses.
Elles peuvent rester longtemps sans essayer d’attraper une crevette, puis profiter soudainement d’une occasion.
C’est pour cela que certains aquariums semblent fonctionner pendant des mois avant qu’une prédation ne soit observée.
Pourquoi une crevette fraîchement muée est-elle en danger ?
Après la mue, la crevette possède une carapace encore molle.
Elle se déplace moins bien et cherche souvent à se cacher.
Elle devient alors une proie beaucoup plus facile.
Les refuges sont donc essentiels.
Une grosse femelle Neocaridina est-elle protégée ?
Elle est simplement moins vulnérable.
Une grosse femelle adulte est plus difficile à saisir qu’un petit mâle ou un juvénile.
Mais une écrevisse opportuniste peut toujours tenter sa chance.
Les crevettes Amano sont-elles plus sûres ?
Oui, généralement.
Une Caridina multidentata adulte peut atteindre environ 4 à 5 cm.
Elle est beaucoup plus grande qu’une Neocaridina.
Une petite Cambarellus aura donc beaucoup plus de difficulté à la capturer.
Peut-on mettre Amano et CPO ensemble ?
Oui, cette cohabitation peut fonctionner.
Une grande Amano adulte est généralement peu vulnérable face à une petite CPO.
Il faut toutefois toujours surveiller les interactions.
Peut-on mettre Amano et Cambarellus diminutus ensemble ?
Oui, c’est une association encore plus favorable sur le papier.
La différence de taille joue clairement en faveur de l’Amano adulte.
Les écrevisses peuvent-elles manger les bébés Amano ?
En aquarium d’eau douce classique, les Amano ne produisent pas de jeunes directement viables comme les Neocaridina.
Les larves nécessitent une phase saumâtre à marine.
La question concerne donc surtout les Neocaridina.
Les crevettes peuvent-elles attaquer les écrevisses ?
Les Neocaridina ne représentent pratiquement aucun danger pour une écrevisse adulte.
Elles peuvent éventuellement venir brouter une mue ou un cadavre.
Elles ne sont pas des prédatrices de Cambarellus en bonne santé.
Les Amano peuvent-elles attaquer une écrevisse ?
Les Amano sont opportunistes, mais elles ne sont pas connues pour attaquer activement une écrevisse adulte saine.
Une situation de faiblesse extrême ou de mort peut toutefois entraîner un comportement charognard.
Les crevettes peuvent-elles gêner une écrevisse pendant sa mue ?
Elles peuvent venir explorer une zone où se trouve une écrevisse fraîchement muée.
Mais elles représentent généralement beaucoup moins de danger qu’une autre écrevisse ou un poisson.
Peut-on avoir reproduction des deux espèces dans le même bac ?
Oui, théoriquement.
Les Neocaridina peuvent se reproduire.
Les Cambarellus peuvent également se reproduire.
Mais les jeunes des deux espèces peuvent subir de la prédation.
Les bébés Neocaridina sont-ils les plus vulnérables ?
Oui.
À la naissance, ils ne mesurent que quelques millimètres.
Ils sont donc très faciles à capturer.
Dans un aquarium avec écrevisses, leur taux de survie sera généralement inférieur à celui d’un bac spécifique.
Les bébés écrevisses peuvent-ils manger des bébés crevettes ?
Oui, c’est possible.
Même très jeunes, les Cambarellus sont opportunistes.
La cohabitation devient donc encore plus complexe lors des phases de reproduction.
Les adultes peuvent-ils manger les jeunes écrevisses ?
Oui.
Le cannibalisme peut exister chez les écrevisses.
C’est une raison supplémentaire de multiplier les cachettes.
Quelle plante protège le mieux les crevettes ?
La mousse de Java est particulièrement utile.
Elle crée énormément de petits refuges.
Elle permet aux juvéniles de se cacher dans des zones difficiles d’accès pour les écrevisses.
Les mousses suffisent-elles ?
Elles aident énormément, mais ne garantissent pas une protection totale.
Il faut combiner :
- mousse ;
- racines ;
- pierres ;
- feuilles ;
- petits tubes ;
- zones très denses.
Plus l’environnement est complexe, mieux c’est.
Les feuilles sont-elles utiles ?
Oui.
Les feuilles créent :
- cachettes ;
- zones de biofilm ;
- micro-refuges ;
- barrières visuelles.
Elles sont particulièrement intéressantes pour les juvéniles.
Les racines améliorent-elles la cohabitation ?
Oui.
Elles permettent de casser les lignes de vue et de créer plusieurs territoires.
Les crevettes peuvent également se cacher dans les interstices.
Les pierres sont-elles utiles ?
Oui.
Des empilements stables peuvent créer de nombreuses petites cavités.
Il faut simplement éviter tout décor susceptible de s’effondrer si l’écrevisse déplace le substrat.
Quel volume pour crevettes et écrevisses ensemble ?
Plus le volume est grand, mieux c’est.
Pour une vraie cohabitation, 40 à 60 litres ou davantage offre beaucoup plus de possibilités qu’un petit nano-aquarium.
Il faut surtout rechercher une grande surface au sol.
Peut-on faire cette cohabitation dans 20 litres ?
C’est plus risqué.
Les animaux se croisent plus souvent et les refuges sont limités.
Pour plusieurs individus de chaque groupe, nous préférons un volume supérieur.
Et dans 30 litres ?
Cela peut fonctionner avec une population limitée et beaucoup de cachettes.
Mais le taux de survie des jeunes restera probablement faible.
Et dans 60 litres ?
C’est beaucoup plus intéressant.
On peut créer plusieurs zones distinctes et offrir davantage de refuges.
Et dans 100 litres ?
La cohabitation devient plus simple à aménager.
Les crevettes peuvent former des zones de colonie tandis que les écrevisses occupent d’autres secteurs.
Faut-il nourrir davantage les écrevisses pour éviter qu’elles mangent les crevettes ?
Il faut les nourrir correctement, mais pas les suralimenter.
Une écrevisse bien nourrie peut rester opportuniste.
La nourriture réduit peut-être la motivation de chasse, mais ne supprime pas le risque.
Une écrevisse affamée est-elle plus dangereuse ?
Oui, probablement.
Le manque de nourriture augmente l’opportunisme.
Mais la solution reste une alimentation régulière et adaptée, pas une distribution excessive.
Faut-il nourrir à plusieurs endroits ?
Oui.
Cela réduit la compétition entre écrevisses et permet aux crevettes d’accéder à leur propre nourriture.
Les écrevisses mangent-elles les aliments pour crevettes ?
Oui.
Elles peuvent parfaitement consommer les granulés ou pastilles destinés aux Neocaridina.
Cela peut provoquer une compétition alimentaire.
Les Amano volent-elles la nourriture aux écrevisses ?
Oui, elles peuvent être très rapides et opportunistes.
Dans ce type de bac, mieux vaut répartir les aliments.
Peut-on utiliser une coupelle de nourrissage ?
Oui.
On peut même utiliser plusieurs zones de nourrissage.
Cela permet de réduire les regroupements autour d’un seul aliment.
Les crevettes peuvent-elles manger les restes des écrevisses ?
Oui.
Elles peuvent profiter de petites particules laissées derrière elles.
Mais cela ne doit pas conduire à distribuer trop de nourriture.
Les paramètres sont-ils compatibles ?
Souvent oui avec les Neocaridina et plusieurs Cambarellus.
On recherche généralement une eau :
- stable ;
- correctement minéralisée ;
- neutre à légèrement alcaline ;
- correctement oxygénée.
Les besoins précis doivent être vérifiés selon l’espèce.
Quelle température choisir ?
Pour de nombreuses Cambarellus et Neocaridina, une température autour de 20 à 24 °C constitue une zone intéressante.
Cela offre une bonne compatibilité générale.
Quel pH ?
Une zone autour de 7 à 8 peut convenir à beaucoup de Cambarellus et Neocaridina.
Il faut surtout éviter les variations brutales.
Quelle dureté ?
Une eau modérément minéralisée est généralement adaptée aux deux.
Les crustacés ont besoin d’une bonne disponibilité minérale pour leurs mues.
Peut-on utiliser l’eau du robinet ?
Oui, si ses paramètres conviennent.
Il n’est pas nécessaire d’utiliser de l’eau osmosée si l’eau du réseau est déjà adaptée.
Faut-il un sol technique ?
En général non.
Un sol neutre est généralement beaucoup plus simple pour cette cohabitation.
Quel filtre choisir ?
Une filtration biologique efficace est importante.
Les écrevisses produisent davantage de déchets que les petites crevettes.
Le filtre doit donc être correctement dimensionné.
Faut-il protéger l’aspiration ?
Oui, surtout si des bébés Neocaridina sont présents.
Une mousse de préfiltration évite qu’ils soient aspirés.
Le filtre exhausteur convient-il ?
Oui, surtout dans un petit ou moyen bac.
Il offre :
- filtration biologique ;
- oxygénation ;
- sécurité des juvéniles ;
- biofilm.
Il faut simplement s’assurer qu’il est suffisant pour la charge organique.
Peut-on avoir des poissons en plus ?
Cela devient beaucoup plus compliqué.
Vous ajoutez alors une troisième source potentielle de prédation et de compétition.
Pour maximiser les chances de réussite, il vaut mieux limiter le nombre d’espèces.
Quels poissons seraient les moins risqués ?
Des poissons rapides de pleine eau peuvent être envisageables.
Mais les bébés crevettes et bébés écrevisses seraient alors encore plus exposés.
Peut-on maintenir des escargots en plus ?
Oui, mais les petites écrevisses peuvent tenter de consommer certains petits escargots.
La cohabitation n’est donc pas totalement sans risque.
Les Neritina sont-ils plus sûrs ?
Leur taille et leur coquille robuste les rendent généralement plus difficiles à attaquer.
Mais toute cohabitation doit rester surveillée.
Comment savoir si la cohabitation se passe bien ?
Observez :
- crevettes visibles ;
- absence de blessures ;
- mues normales ;
- écrevisses actives ;
- alimentation normale ;
- absence de disparitions répétées.
Une petite prédation ponctuelle peut toutefois passer inaperçue.
Pourquoi mes crevettes disparaissent-elles ?
Plusieurs explications sont possibles :
- prédation ;
- mortalité naturelle ;
- cachettes ;
- aspiration par le filtre.
Dans un bac avec écrevisses, la prédation fait partie des hypothèses à considérer.
Comment savoir si une écrevisse a mangé une crevette ?
Ce n’est pas toujours possible.
Une crevette peut être consommée entièrement.
Voir une écrevisse manger un cadavre ne prouve pas non plus qu’elle l’a tuée.
Quand faut-il séparer les espèces ?
Séparez-les si vous observez :
- attaques répétées ;
- crevettes blessées ;
- disparition rapide de la population ;
- écrevisses qui chassent activement ;
- stress permanent.
La cohabitation ne doit pas être maintenue à tout prix.
Cette cohabitation est-elle adaptée à un débutant ?
Elle est possible, mais un bac spécifique reste plus simple.
Pour débuter avec les crevettes ou les écrevisses, il est souvent préférable d’apprendre d’abord à maintenir correctement chaque groupe séparément.
Quelle association est la plus sûre ?
Parmi les associations possibles, une combinaison comme :
grandesAmano adultes + petite Cambarellus
présente généralement moins de risque que :
bébés Neocaridina + grande écrevisse.
La taille relative des animaux est déterminante.
CPO ou diminutus avec Neocaridina ?
Si l’objectif est de réduire le risque, Cambarellus diminutus est généralement plus intéressante en raison de sa très petite taille.
La CPO est plus grande et peut donc exercer une pression de prédation supérieure.
Peut-on avoir une vraie colonie de Neocaridina avec des Cambarellus ?
Oui, dans certains bacs.
Si les Neocaridina se reproduisent beaucoup et disposent d’énormément de refuges, la population peut se maintenir malgré une certaine prédation.
Mais elle progressera généralement moins vite qu’en bac spécifique.
Peut-on faire de la sélection de Neocaridina avec des écrevisses ?
Ce n’est pas idéal.
Si votre objectif est de conserver un maximum de jeunes et sélectionner précisément une couleur, mieux vaut séparer les espèces.
Peut-on faire de la reproduction de Cambarellus avec des crevettes ?
Oui, mais les jeunes écrevisses devront disposer de beaucoup de refuges.
La présence des crevettes n’est généralement pas le principal problème.
Ce sont surtout les adultes Cambarellus eux-mêmes qui peuvent pratiquer le cannibalisme.
Les 7 règles pour tenter la cohabitation
1. Choisir une petite écrevisse naine.
2. Utiliser un aquarium suffisamment grand.
3. Multiplier les mousses et refuges.
4. Prévoir plusieurs zones de nourrissage.
5. Éviter la surpopulation.
6. Accepter une certaine prédation des juvéniles.
7. Prévoir une solution de séparation si nécessaire.
Ces précautions réduisent les risques sans les supprimer.
Quand vaut-il mieux éviter cette cohabitation ?
Évitez-la si :
- vos crevettes sont rares ou précieuses ;
- vous souhaitez maximiser la reproduction ;
- l’aquarium est petit ;
- l’écrevisse est une grande espèce ;
- vous ne pouvez pas séparer les animaux en cas de problème.
Dans ces situations, deux bacs spécifiques sont préférables.
En résumé : peut-on mettre des crevettes avec des écrevisses ?
Oui, des crevettes peuvent cohabiter avec certaines petites écrevisses naines, notamment des Cambarellus.
Mais cette association n’est jamais totalement sans risque.
Les Neocaridina adultes peuvent souvent vivre avec une petite Cambarellus dans un aquarium suffisamment grand et très structuré.
Les bébés crevettes, les petits mâles et surtout les individus fraîchement mués sont beaucoup plus vulnérables.
Les Amano adultes, grâce à leur taille supérieure, présentent généralement moins de risque.
Pour maximiser les chances de réussite, utilisez beaucoup de mousse, racines, feuilles, pierres et petites cachettes, et répartissez la nourriture à plusieurs endroits.
Si votre priorité est en revanche la reproduction maximale des Neocaridina ou la sélection de lignées, un aquarium spécifique sans écrevisses donnera de meilleurs résultats.