Peut-on maintenir plusieurs écrevisses dans le même aquarium ?
Oui, plusieurs écrevisses peuvent être maintenues dans le même aquarium, notamment lorsqu’il s’agit de petites espèces du genre Cambarellus.
Mais cette cohabitation demande quelques précautions.
Les écrevisses ne sont pas des animaux grégaires qui ont besoin de vivre en groupe. Elles peuvent au contraire se montrer territoriales, surtout lorsqu’elles se disputent une cachette, de la nourriture ou lorsqu’un individu vient de muer.
Le nombre d’écrevisses pouvant vivre ensemble dépend donc moins d’une règle simple en litres que de plusieurs facteurs :
- l’espèce ;
- la taille adulte ;
- la surface au sol ;
- le nombre de cachettes ;
- le sexe des individus ;
- l’aménagement du bac ;
- la quantité de nourriture disponible.
Alors, combien d’écrevisses peut-on mettre ensemble ? Peut-on maintenir deux CPO ? Plusieurs mâles peuvent-ils cohabiter ? Comment éviter les combats et le cannibalisme ?
Voici les principaux éléments à connaître.
Les écrevisses vivent-elles naturellement en groupe ?
Pas au sens où peuvent le faire des poissons grégaires.
Une écrevisse n’a pas besoin de plusieurs congénères pour se sentir en sécurité.
Elle peut parfaitement vivre seule.
Lorsque plusieurs individus partagent un aquarium, ils vont surtout apprendre à se répartir l’espace disponible.
Une écrevisse peut-elle vivre seule ?
Oui.
Il n’existe aucune obligation de maintenir une écrevisse en couple ou en groupe.
Une CPO ou une Cambarellus diminutus peut parfaitement vivre seule dans un aquarium correctement aménagé.
Pourquoi maintenir plusieurs écrevisses ?
Il peut y avoir plusieurs raisons :
- observer davantage de comportements ;
- obtenir de la reproduction ;
- constituer une petite population ;
- maintenir plusieurs couleurs ou lignées ;
- développer un élevage.
Mais plus le nombre augmente, plus l’aménagement devient important.
Peut-on maintenir deux écrevisses ensemble ?
Oui.
Deux petites Cambarellus peuvent cohabiter dans un aquarium adapté.
Il faut cependant prévoir suffisamment d’espace pour qu’elles puissent s’éviter.
Deux écrevisses dans un bac vide avec une seule grotte constituent une mauvaise configuration.
Peut-on maintenir un couple ?
Oui.
Un mâle et une femelle peuvent parfaitement vivre ensemble.
Cette configuration permet évidemment d’obtenir des reproductions.
Mais la femelle doit pouvoir s’isoler, notamment :
- après l’accouplement ;
- lorsqu’elle est grainée ;
- pendant une mue.
Peut-on maintenir plusieurs mâles ?
Oui, dans un volume suffisant.
Mais plusieurs mâles peuvent parfois avoir davantage d’interactions territoriales.
Il faut donc particulièrement soigner les refuges et les barrières visuelles.
Peut-on maintenir plusieurs femelles ?
Oui.
Les femelles peuvent également se montrer territoriales.
Une femelle grainée peut notamment défendre fortement sa cachette.
Il ne faut donc pas considérer les femelles comme automatiquement pacifiques.
Quel ratio mâles/femelles choisir ?
Pour un groupe destiné à la reproduction, un ratio avec davantage de femelles peut être intéressant.
Par exemple :
1 mâle pour 2 femelles
ou
2 mâles pour plusieurs femelles
peut limiter la pression reproductive sur une seule femelle.
Il faut toutefois adapter selon le volume.
Combien de CPO peut-on maintenir ensemble ?
Il n’existe pas un nombre universel.
Il faut surtout tenir compte de la surface au sol.
À titre indicatif, on peut raisonner ainsi :
20 à 30 litres : un individu ou un couple selon l’aménagement
40 à 60 litres : petit groupe envisageable
80 à 100 litres : groupe plus important possible
Ces chiffres restent des repères et non des règles absolues.
Peut-on maintenir deux CPO dans 20 litres ?
C’est possible dans un bac très bien aménagé, mais ce n’est pas la configuration que nous privilégierions.
Le volume laisse peu de possibilités de séparation.
Un aquarium plus grand réduit les rencontres forcées.
Deux CPO dans 30 litres ?
C’est déjà plus intéressant.
Avec :
- plusieurs grottes ;
- racines ;
- pierres ;
- plantes ;
- barrières visuelles ;
la cohabitation peut fonctionner correctement.
Combien de CPO dans 60 litres ?
Un petit groupe peut être envisagé.
Par exemple, 3 à 5 individus selon les dimensions du bac et son aménagement.
Il faut surtout éviter une densité importante sur une faible surface au sol.
Combien de Cambarellus diminutus dans 30 litres ?
Cambarellus diminutus étant particulièrement petite, plusieurs individus peuvent être envisagés dans un volume modeste.
Mais là encore, la surface et les refuges comptent davantage que le nombre de litres.
Un groupe de quelques individus peut fonctionner si l’aquarium est correctement structuré.
Combien dans 60 litres ?
Un groupe plus important peut être envisagé.
Il faut cependant surveiller la reproduction, car la population peut augmenter.
Une densité raisonnable reste préférable.
Pourquoi la surface au sol est-elle essentielle ?
Parce que les écrevisses passent l’essentiel de leur temps sur le fond.
Elles utilisent :
- substrat ;
- grottes ;
- racines ;
- pierres ;
- feuilles.
Un aquarium de 60 litres très haut peut offrir moins d’espace utile qu’un aquarium plus bas mais beaucoup plus long.
Faut-il privilégier un aquarium long ?
Oui.
Pour plusieurs écrevisses, un bac avec une grande longueur de façade est particulièrement intéressant.
Il permet de créer plusieurs territoires indépendants.
Qu’est-ce qu’un territoire pour une écrevisse ?
Il ne s’agit pas forcément d’une zone fixe parfaitement définie.
Mais chaque individu peut avoir une préférence pour :
- une grotte ;
- une racine ;
- un côté du bac ;
- une zone d’alimentation.
Lorsque plusieurs individus veulent utiliser la même zone, les conflits peuvent commencer.
Combien de cachettes faut-il prévoir ?
Une excellente règle consiste à prévoir plus de cachettes que d’écrevisses.
Par exemple :
2 écrevisses → 4 à 5 refuges
4 écrevisses → 7 à 10 refuges
6 écrevisses → encore davantage
Plus il existe de choix, moins un individu peut monopoliser toutes les zones intéressantes.
Pourquoi une seule grotte ne suffit-elle pas ?
Parce qu’une écrevisse dominante peut la défendre.
L’autre animal se retrouve alors sans véritable refuge.
Cela devient particulièrement dangereux lors d’une mue.
Quels refuges utiliser ?
On peut installer :
- petits tubes ;
- grottes ;
- racines creuses ;
- noix de coco ;
- pierres formant des cavités ;
- amas de feuilles.
Il faut varier les formes et les tailles.
Pourquoi utiliser plusieurs tailles de cachettes ?
Parce qu’un petit individu peut se réfugier dans un espace inaccessible à un plus gros.
Cela devient particulièrement utile lorsque des juvéniles sont présents.
Les tubes sont-ils efficaces ?
Oui.
Ils sont simples et offrent des refuges bien délimités.
On peut les dissimuler sous les racines ou les plantes pour obtenir un rendu plus naturel.
Les racines réduisent-elles les conflits ?
Oui.
Elles permettent de casser les lignes de vue.
Deux écrevisses situées de part et d’autre d’une grosse racine ne se voient pas constamment.
Cela peut réduire les interactions territoriales.
Pourquoi les barrières visuelles sont-elles importantes ?
Dans un aquarium vide, les animaux sont constamment exposés les uns aux autres.
Dans un bac structuré, chaque individu peut disparaître derrière :
- racine ;
- pierre ;
- plante ;
- grotte.
Cela permet de limiter les confrontations.
Les plantes aident-elles ?
Oui.
Les plantes créent des zones supplémentaires et rendent le décor plus complexe.
Les plus utiles sont notamment :
- mousse de Java ;
- Anubias ;
- Microsorum ;
- plantes flottantes ;
- végétation dense.
Les mousses sont-elles surtout utiles aux jeunes ?
Oui.
Elles offrent énormément de micro-refuges.
Les juvéniles peuvent y échapper plus facilement aux adultes.
Pourquoi les écrevisses se battent-elles ?
Les causes les plus fréquentes sont :
- territoire ;
- cachette ;
- nourriture ;
- reproduction ;
- manque d’espace ;
- mue récente d’un individu.
Certaines confrontations sont brèves et sans conséquence.
À quoi ressemble une confrontation normale ?
Deux écrevisses peuvent :
- lever leurs pinces ;
- se pousser ;
- essayer d’impressionner l’autre ;
- effectuer quelques saisies rapides.
Un individu finit souvent par reculer.
Ce type d’interaction ne signifie pas forcément que la cohabitation échoue.
Quand une bagarre devient-elle préoccupante ?
Il faut intervenir si vous observez :
- combats prolongés ;
- blessures répétées ;
- pinces arrachées ;
- individu continuellement poursuivi ;
- écrevisse qui ne peut plus accéder à la nourriture ;
- animal constamment coincé dans un coin.
Dans ce cas, le groupe ou l’aménagement doit être revu.
Une écrevisse peut-elle tuer une autre écrevisse ?
Oui.
Le risque est particulièrement élevé lorsqu’un individu vient de muer.
Sa carapace est encore molle et il est incapable de se défendre normalement.
Pourquoi la mue est-elle la période la plus dangereuse ?
Parce que l’écrevisse devient temporairement très vulnérable.
Un congénère peut alors :
- l’attaquer ;
- arracher une pince ;
- la blesser ;
- la consommer.
D’où l’importance absolue des refuges.
Comment protéger les écrevisses pendant la mue ?
Il faut leur donner la possibilité de s’isoler complètement.
Une bonne cachette doit permettre à l’animal :
- de disparaître ;
- de ne pas être facilement atteint ;
- de rester tranquille plusieurs jours.
Faut-il isoler une écrevisse qui va muer ?
Pas nécessairement.
Dans un aquarium correctement aménagé, elle peut gérer elle-même sa période de mue.
Si vous observez cependant un individu fortement dominé et sur le point de muer, une séparation peut être utile.
Comment savoir qu’une écrevisse va muer ?
Elle peut :
- manger moins ;
- se cacher ;
- réduire son activité ;
- éviter les autres.
Ce comportement peut durer plusieurs heures ou plusieurs jours.
Les autres écrevisses peuvent-elles manger la mue ?
Oui.
Ce n’est pas un problème.
L’exuvie peut être laissée dans le bac.
Le cannibalisme est-il fréquent ?
Il peut arriver.
Le cannibalisme est surtout favorisé par :
- forte densité ;
- manque de refuges ;
- différence importante de taille ;
- manque de nourriture ;
- mues.
Les jeunes sont particulièrement exposés.
Les adultes mangent-ils les bébés ?
Oui, cela peut arriver.
Les juvéniles représentent de petites proies faciles.
Dans un bac de reproduction, il faut donc énormément de refuges.
Comment protéger les jeunes ?
Ajoutez beaucoup de :
- mousse ;
- feuilles ;
- petits tubes ;
- racines ;
- pierres ;
- interstices.
Plus les jeunes peuvent se disperser, mieux c’est.
Les jeunes se mangent-ils entre eux ?
Oui.
Lorsque certains grandissent plus vite, ils peuvent s’attaquer aux plus petits.
C’est une cause classique de pertes dans les élevages.
Faut-il séparer les jeunes par taille ?
Dans un élevage visant une forte survie, cela peut être très utile.
Les différences de taille deviennent alors moins problématiques.
Le manque de nourriture augmente-t-il les agressions ?
Oui.
Des animaux affamés deviennent plus opportunistes.
Mais cela ne signifie pas qu’il faut suralimenter.
La meilleure stratégie est de répartir correctement une quantité raisonnable de nourriture.
Faut-il nourrir à plusieurs endroits ?
Oui.
C’est particulièrement utile avec plusieurs écrevisses.
Au lieu de déposer une seule grosse pastille, répartissez plusieurs petites portions.
Cela évite qu’un individu domine tout le repas.
Une écrevisse dominante peut-elle empêcher les autres de manger ?
Oui.
Elle peut défendre une pastille ou une coupelle.
C’est pourquoi il vaut mieux créer plusieurs points de nourrissage.
Faut-il utiliser plusieurs coupelles ?
C’est possible.
Mais il est également suffisant de distribuer les aliments à différents endroits.
Nourrir le soir réduit-il les conflits ?
Cela peut aider si les écrevisses sont particulièrement actives en période de faible éclairage.
Mais le plus important reste la répartition spatiale de la nourriture.
La suralimentation réduit-elle le cannibalisme ?
Pas nécessairement.
Elle risque surtout de polluer l’eau.
L’objectif est une alimentation régulière et suffisante, pas un excès permanent.
Peut-on maintenir des écrevisses de tailles différentes ?
Oui, mais le risque augmente lorsque la différence devient très importante.
Un gros individu peut facilement dominer un petit.
Il faut donc multiplier les refuges adaptés aux plus petits.
Peut-on mettre des adultes avec des juvéniles ?
Oui, mais une partie des jeunes peut être consommée.
Pour maximiser la survie, il vaut mieux séparer les générations.
Peut-on mettre différentes espèces de Cambarellus ensemble ?
C’est techniquement possible dans certains cas, mais ce n’est pas forcément recommandé.
Plusieurs problèmes peuvent apparaître :
- comportement différent ;
- compétition ;
- difficulté d’identification ;
- risque potentiel d’hybridation entre espèces suffisamment proches.
Pour un élevage propre, mieux vaut souvent maintenir une espèce par bac.
Peut-on maintenir CPO et Cambarellus diminutus ensemble ?
Cela peut fonctionner comportementalement dans un volume adapté.
Mais la CPO est généralement plus grande.
Cambarellus diminutus pourrait donc être désavantagée lors des interactions ou des repas.
Pour un élevage, nous préférons les séparer.
Peut-on maintenir CPO et Cambarellus texanus ensemble ?
C’est possible dans certains aquariums, mais ce n’est pas la configuration la plus simple.
Une maintenance séparée permet de mieux contrôler :
- reproduction ;
- sélection ;
- comportement ;
- alimentation.
Peut-on maintenir plusieurs couleurs de la même écrevisse ?
Oui, mais il faut penser aux conséquences génétiques si elles se reproduisent.
Si vous souhaitez préserver une coloration particulière, il vaut mieux éviter les mélanges non contrôlés.
Une population peut-elle devenir trop importante avec la reproduction ?
Oui.
Une petite colonie peut produire rapidement de nouveaux individus si les conditions sont bonnes.
Il faut donc anticiper la croissance de la population.
Comment savoir s’il y a trop d’écrevisses ?
Les signes possibles sont :
- combats fréquents ;
- nombreuses pinces perdues ;
- animaux constamment cachés ;
- difficulté d’accès à la nourriture ;
- qualité d’eau qui se dégrade ;
- cannibalisme important.
Dans ce cas, réduisez la densité.
Faut-il prévoir un deuxième aquarium ?
Si vous souhaitez faire de la reproduction, c’est très utile.
Il peut servir :
- aux jeunes ;
- aux individus dominés ;
- à la séparation des sexes ;
- aux excédents de population.
Quel filtre avec plusieurs écrevisses ?
Plus la population augmente, plus la filtration doit être efficace.
Les écrevisses produisent une quantité non négligeable de déchets.
Une bonne filtration biologique est donc importante.
Un filtre exhausteur suffit-il ?
Il peut suffire dans certains petits bacs et pour une population raisonnable.
Dans un aquarium plus chargé, un filtre plus puissant ou plusieurs exhausteurs peuvent être nécessaires.
Faut-il protéger l’aspiration ?
Oui s’il existe des juvéniles.
Une mousse de préfiltration limite le risque d’aspiration.
La qualité de l’eau influence-t-elle l’agressivité ?
Indirectement oui.
Une eau dégradée peut augmenter le stress.
Un animal stressé peut présenter des comportements plus instables.
Les nitrites doivent toujours rester à :
0 mg/L
Les nitrates doivent-ils être surveillés ?
Oui.
Une population importante produit davantage de déchets.
Les nitrates peuvent donc monter plus rapidement.
Des changements d’eau réguliers restent nécessaires.
Peut-on garder plusieurs écrevisses sans chauffage ?
Oui, si la température de la pièce convient à l’espèce.
Pour beaucoup de Cambarellus, une zone autour de 20 à 24 °C convient bien.
Une température élevée augmente-t-elle les conflits ?
Elle peut accélérer le métabolisme et l’activité.
Mais ce n’est pas une règle simple.
Il est surtout inutile de maintenir le bac trop chaud.
Peut-on maintenir plusieurs écrevisses avec des poissons ?
Oui, mais cela complique fortement la situation.
Il faut alors gérer simultanément :
- conflits entre écrevisses ;
- prédation potentielle sur les poissons ;
- prédation des poissons sur les jeunes écrevisses ;
- charge biologique supplémentaire.
Un grand aquarium devient préférable.
Peut-on maintenir plusieurs CPO avec des Guppys ?
Cela peut fonctionner dans un volume adapté.
Les Guppys adultes sont généralement rapides.
Les alevins peuvent cependant être capturés.
Et avec des Corydoras ?
C’est beaucoup moins idéal.
Les Corydoras vivent au fond et rencontrent constamment les CPO.
Plusieurs écrevisses augmentent encore les risques.
Peut-on maintenir plusieurs écrevisses avec des crevettes ?
Oui, mais la prédation potentielle augmente avec le nombre d’écrevisses.
Une seule Cambarellus représente moins de pression sur une colonie de Neocaridina qu’un groupe de six individus.
Les Amano sont-elles plus adaptées ?
Les Amano adultes sont plus grandes et donc moins vulnérables face aux petites Cambarellus.
Mais aucune cohabitation n’est garantie.
Quels sont les avantages d’un bac spécifique ?
Un aquarium uniquement destiné aux écrevisses permet :
- de mieux observer les comportements ;
- d’obtenir davantage de jeunes ;
- de limiter les interactions avec les poissons ;
- de contrôler l’alimentation ;
- de gérer plus facilement la population.
Pour l’élevage, c’est généralement la meilleure option.
Exemple d’aménagement pour 5 petites écrevisses
Dans un aquarium d’environ 60 litres, on peut prévoir :
- grande surface au sol ;
- 8 à 10 petites cachettes ;
- plusieurs racines ;
- amas de pierres stables ;
- mousse de Java ;
- feuilles ;
- plusieurs points de nourrissage ;
- filtration biologique adaptée.
Cette structure permet aux animaux de mieux se répartir.
Les 8 règles pour maintenir plusieurs écrevisses ensemble
1. Choisir des espèces naines adaptées.
2. Privilégier une grande surface au sol.
3. Prévoir davantage de cachettes que d’animaux.
4. Casser les lignes de vue avec le décor.
5. Répartir la nourriture en plusieurs endroits.
6. Surveiller particulièrement les périodes de mue.
7. Réduire la densité si les conflits deviennent fréquents.
8. Prévoir une solution de séparation.
Ces principes réduisent considérablement les risques.
Quand faut-il séparer une écrevisse ?
Séparez un individu si vous observez :
- harcèlement constant ;
- blessures répétées ;
- impossibilité de manger ;
- perte répétée de membres ;
- animal coincé dans un coin ;
- attaques prolongées après une mue.
La cohabitation ne doit jamais être maintenue à tout prix.
En résumé : peut-on maintenir plusieurs écrevisses ensemble ?
Oui, plusieurs écrevisses naines peuvent vivre dans le même aquarium, notamment les espèces du genre Cambarellus.
Mais le succès dépend principalement de l’aménagement.
La règle la plus importante est de fournir beaucoup plus de cachettes que d’écrevisses, ainsi qu’une grande surface au sol et de nombreuses barrières visuelles.
Il faut également distribuer la nourriture à plusieurs endroits afin d’éviter qu’un individu dominant monopolise les repas.
La période de mue est particulièrement critique, car une écrevisse fraîchement muée peut être attaquée par ses congénères.
Dans un aquarium correctement aménagé, un petit groupe de CPO, Cambarellus diminutus ou autres écrevisses naines peut parfaitement fonctionner et même se reproduire.
Mais si les combats deviennent fréquents ou qu’un individu reste continuellement dominé, il faut réduire la population ou séparer certains animaux.